Shanghai

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dimanche 11 mars 2007

Les Pipines

Debriefing...

Hum hum, mon verdict est sans appel, je vous déconseille très fortement les Pipines pour les vacances.


Les plages pipinoises ne présentent aucun intérêt. L'eau est d'une couleur marronnasse tendance douteuse... c'est d'ailleurs probablement lié à l'épaisse couche de vase nauséabonde qui recouvre la caillasse des côtes de l'ensemble des archipels du pays.

Je laisse le soin aux sceptiques de se faire leur propre idée sur la question. Et comme je sais qu'une image est parfois bien plus éloquente que de longs discours, je vous invite à regarder la photo ci-dessous. Ce genre de paysage est ma foi assez représentatif de ce qu'on a pu voir en matière de plage aux Pipines.


Détail qui tue - on ne le voit d'ailleurs pas sur la photo - l'eau est glaciale. J'en veux pour preuve, il n'est pas rare de voir des blocs de glace à la dérive au large de la barrière de corail circuler entre les bateaux pirates.


Cerise sur le gâteau, je vous le donne dans le mille, les Pipines font péter le score en matière de pluviométrie. Le ciel est rarement dégagé. Eté comme hiver, il pleut plus de 365 jours par an. Mais soyons positifs, un temps maussade présente aussi des avantages, eh oui il est assez dur de se prendre un coup de soleil sur le bout du nez.


Je sais pertinemment que certains d'entre vous - aveugles et sourds à mon chapelet de mises en gardes - seront tout de même tentés d'aller faire un saut aux Pipines. A ceux là, je conseille de ne pas oublier de glisser une couverture de survie en alu dans leurs valises. Oui, la nuit le blizzard est impitoyable... et je ne parle même pas du redoutable yéti qui sévit aux abords des plages.


Alors convaincus ?

mardi 5 décembre 2006

Une paire de gao


Dimanche matin, place Tiananmen (*).

Le ciel est dégagé, le froid est saisissant.

Alors que nous nous déambulons en direction de la Cité Interdite, un lot de vendeurs à la sauvette attiré par les proies faciles que nous sommes s’accroche à nous dans l’espoir de nous fourguer des chapkas à moumoute et autres gants estampillés « JO Beijing 2008 ».

- Hello my friend, very cheap.

Nous avançons sans trop leur accorder d’attention lorsque j’entends une petite voix prononcer le mot « Chapeau » dans un français parfait.

Plutôt impressionné par la prononciation cristalline du mot « Chapeau » en français, je me retourne pour féliciter l’interprète de ces deux syllabes, une jeune vendeuse. Un touriste français lui a probablement appris à dire le mot « chapeau » par le passé. Elle manifeste assez vite l’envie de passer à des choses plus sérieuses et me demande

- Comment dit-on 手套 en français ?
- Des gants !
- Des « gao » répète t’elle juste après moi avec beaucoup d’application.

Parenthèse, Le son « an » du mot « gant » n’existe pas vraiment tel quel dans la langue de confucius.

- Ah non, on ne dit pas des « gao » mais plutôt des « gants », réponds-je amusé
- Ah d’accord. Des « gao », reprend t’elle avec toute la meilleure volonté du monde

Je n’insiste pas.
Après tout pourquoi ne dirait on pas « gao » à la place de « gant » ?

Notre cours improvisé s’arrête là, nous reprenons notre route.

Les informations circulent vite sur la place.

Une autre vendeuse à la sauvette à qui l’on vient visiblement de révéler l’existence du mot « gant » en français accoure avec la ferme intention de profiter de notre présence pour s’entraîner à prononcer son premier mot français.

Brandissant non pas un gant mais un bonnet fourré, elle nous interpelle

- Cela s’appelle un « gao ». J’ai bien prononcé ?

Si jamais vous croisez sur la place Tiananmen des vendeurs à la sauvette qui vous proposent gants ou bonnet tout en disant « gao », j’espère que vous aurez une petite pensée pour moi.

(*) Vous l’aurez compris, nous avons passé un WE à Pépin. Un grand merci à Thomas pour son accueil et son hospitalité. Un énorme merci à Camille également. Eh oui, gros scoop, nous avons enfin fait connaissance avec la célébrissime Camille qui nous a fait l’immense honneur de sa présence le temps d’un dîner. Hesiem, nous avons beaucoup pleuré de ne pouvoir te rencontrer. Maigre consolation, un "what's up man" nous est tombé dessus au détour d'une rue du côté de Sanlitun.

dimanche 23 juillet 2006

Alcool de serpent

... ou comment j'ai infligé une belle correction à un anaconda constrictor à sonnette malais.

Tout a commencé il y a deux semaines. Le schéma est classique... Aréoport de Shanghouze, avion, arrivée à Poil à Lumpur (capitale de la Balaizie), autre avion, puis bateau et arrivée sur un îlot correctement paumé.


La vie sur un îlot est ma foi fort simple dès lors que l'on a compris le fonctionnement de la fermeture éclair d'un pagne tressé en feuilles de bananier. A l'écart des futilités du monde civilisé on (re)découvre des plaisirs simples - mais pourtant fondamentaux - tels que se déplacer de liane en liane, ou encore observer ses poils de moustache pousser.


Nul besoin d'insister, je suis persuadé que les plus lents d'entre vous l'auront compris, la vie sur une île bricolée avec des bouts de jungle saupoudrés de sable fin est ponctuée de séances de glande intense.

Ainsi un jour, confortablement installé face à la mer dans un fauteuil en rotin sur la terrasse du bungalow, je me suis lancé dans des calculs - sans les mains - afin de trouver des réponses à la question Combien de fourmis peut on faire rentrer dans une boule de Noël ? (*). Se poser des questions et trouver des réponses, c'est aussi ça glander. Mes calculs allant bon train, j'ai soudain remarqué la présence d'une branche bien verte sur mes genoux.

- Saperlipopette, une branche sur mes genoux.

Une fraction de seconde plus tard...

- Comme c'est curieux, la branche ondule comme un ... serpent.

Le temps de prendre conscience de l'affaire se déroulant sur mes genoux et le reptile au sang froid était déjà en fuite.
Soyez rassurés, j'ai tout de même eu le temps de lui signifier mon courroux.

- Je ne sais pas ce qui me retient de t'envoyer une bolée de vois vert petit serpent.
- La trouille patate.
- Ah oui ça doit être la trouille. Essaie un peu de revenir traîner dans les parages, je te montrerai comment on distille l'alcool de serpent en Chine.


(*) Pour l'histoire des fourmis et de la boule de Noël ne vous fatiguez pas à faire le calcul, voici la réponse. Sans forcer on peut faire rentrer entre 10.000 et 20.000 fourmis lambda dans une boule de Noël dans des conditions normales de température et de pression.

jeudi 22 juin 2006

Taiwagne, ça vous gagne

La semaine dernière, six pays voisins de la Chine ont été conviés à participer à une petite sauterie dans notre chère municipalité de Shanghai.
Sur le papier ça se présentait un peu comme un apéroblog, à la différence près que cela rassemblait des gros papas du monde asiatique.

Une conséquence en entraînant une autre, par souci de sécurité Shanghouze a été bouclée, et des congés providentiels ont été distribués à la foule en liesse.
Comme tout le monde nous avons ramassé quelques jours de congé par terre, et nous sommes allés nous faire fabriquer des billets d'avions en quatrième vitesse.

A peine le temps de placer Michaelangelo en lieu sûr - chez Gabriel et Amélie les éleveurs de tortue les plus sérieux de Shanghai - et quelques heures plus tard nous étions confortablement installés à bord d'un avion en direction Taiwan.


Une petite escale à Taipei histoire d'aller saluer la Taipei 101 - tour la plus haute du world tout entier - et nous avons mis les voiles en direction de l'île verte.


Figurez vous que la vie sur l'île verte est loin d'être une promenade de santé, ça chauffe correctement sous les sombreros.

Quelques chèvres en liberté, ...


... des scooters pour faire régner la terreur sur les routes, ...


... des fonds marins fabriqués à partir d'un corail volcanique de bonne facture, ...


... des sources naturelles d'eau chaude pour le teint, ...


... du poisson frais qui se dore la pilule au soleil, ...


..., il n'en faut guère plus pour recharger les batteries.

Nom d'une pipe, qu'il est bon de vivre comme un aborigène.

Pour terminer, je tiens particulièrement à remercier Hesiem, grand Taiwanologue de son état, pour l'ensemble de ses conseils avisés.


Julien D.
Aborigène à temps partiel

vendredi 14 avril 2006

Les Hakkas du Fujian

Tiens, il faut que je vous conte notre rencontre avec nos frères les Hakkas du Fujian.

Tout commence en 1998. A cette époque j’ai 19 ans les transistors diffusent en boucle « La tribu des Hakkas » du groupe Manau. D’aussi loin que je me souvienne, c’est la première fois que j’entends parler des Hakkas et du vent qui souffle sur les plaines de la Chine Armoricaine.

Dans la vallée (oh oh) des Hakkas (la li la la)
Dans la vallée (oh oh), j’ai pu entendre le yéti
Dans la vallée (oh oh) des Hakkas (la li la la)

Quand je serais grand, je serai Hakka !


Arriver en territoire Hakka, ça se mérite.

Nous montons d’abord dans un bus à Xiamen qui a met cinq bonnes heures avant de rejoindre la ville de Yongding 永定 point de départ vers le rêve Hakka. Remarquez, le terme « ville » est peut être légèrement excessif pour qualifier Yongding, disons plutôt « bourgade ».

A Yongding, un minibus en forme de pain de mie tranché – ce sont les chinois qui le disent – vient nous cueillir pour nous déposer au pied d’un hôtel situé en bordure d’un village Hakka. Là encore, le terme « hôtel » est également légèrement excessif, disons plutôt « auberge ».

Les lits y sont confortables… enfin, encore faut il savoir apprécier le confort offert par une planche de bois recouverte d’un drap fin.

L’aubergiste nous ouvrira très gentiment les portes de la 土楼 (maison en terre) attenante à son établissement et appartenant à ses ancêtres. Le bâtiment vieux de cinq cents printemps n’est aujourd’hui habité plus que par soixante dix âmes parmi lesquelles figurent le père et l’oncle de notre hôte.


La 土楼 de base se présente sous forme d’une construction ronde entourée de hauts murs en terre constituant une enceinte protectrice. Avec pareille architecture, même le père Noël doit montrer patte blanche pour pénétrer dans l'enceinte d'une 土楼.


Le yéti se pointe avec la ferme intention de manger du Hakka ? No problemo, il suffit de quelques secondes pour refermer les lourdes portes de la forteresse et ainsi mettre les petits Hakkas hors de danger.


Au centre d’une 土楼 on trouve généralement un lieu de réunion ainsi qu’une basse cour dans laquelle cochons et volailles circulent en semi liberté.

Une fringale de derrière les fourrés ? Il n’y a qu’à se baisser pour saisir un poulet à terre et lui faire sa fête.


Pour ce qui est des rafraîchissements, un puits distribue une eau à robe verte mais néanmoins désaltérante.


Pour terminer, je ne résiste pas à la tentation de vous coller la reproduction d’une page du quotidien chinois le 青年报 distribué dans notre avion au retour.

Il y est question des ambitions politiques de notre Ségolène qu'ils surnomment royalement la 漂亮妈妈, autrement dit la « jolie maman ».

Qui va hériter du surnom 超爸爸 (« super papa ») ?


mercredi 28 décembre 2005

Ko Lanta

A l'occasion de notre déplacement professionnel en Thaïlande - sourcing de fabriques de noix de coco - nous avons fait un crochet par l'île de Ko Lanta.


Il semblerait que "Ko" veuille signifier "île" en Thaï.
En Thaïlande, outre le fait que les îles ont toutes des noms qui commencent par "Ko", chacune d'entre elle a particularité distinctive.
Tout le monde vous le dira, Ko Dak est très prisée par les touristes japonais, Ko Nass est la Mecque de la vulgarité, et cela fait bien longtemps qu'il n'y a plus de gazon sur Ko Jak.
Personnellement, cela n'engage que moi, mais je respecte Ko Delaroute lorsque je suis au volant.

Revenons à nos noix de coco.
N'essayez pas de me faire gober que vous n'avez jamais entendu parler de Ko Lanta, ça ne prendra pas.
Ko Lanta terre d'Aventure avec un A majuscule, shananah.

Avant de partir nous nous sommes documentés en conséquence.
Prise de contact avec le totem d'immunité, étude méthodique de l'autobiographie de Moundir ainsi que des interviews de Tony sur le site internet de Télépoche, et apprentissage des techniques séculaires de chasse du ver de terre mises au point par les tribus Taïnos.


Pour se rendre à Ko Lanta pas d'autre choix que d'emprunter un rafiot : forcément, c'est une île.
Au terme d'un voyage d'une durée de trois heures entrecoupé par un arrêt sur l'île de Ko Phiphi - la pause Phiphi - vous avez enfin le droit de débarquer sur Ko Lanta.

Quand on pose un pied sur le débarcadère du port de Ko Lanta, on comprend vite que quelque chose ne tourne pas rond dans cette île.

Sous des dehors de terre d'aventure, Lanta est en réalité une réserve naturelle accueillant des tribus de cools du monde entier.
La Société de Protection des Cools a d'ailleurs ouvert une antenne à Lanta.
Je ne vous cache pas qu'on avait l'air un peu ploucs sans nos tatouages. Qui plus est avant de partir j'avais laissé mes dreadlocks au pressing.

L'île est tellement bien conçue que toutes les "commodités" se trouvent à portée de tong.
Pas besoin de faire beaucoup d'efforts pour aller piquer une tête, pour se poser dans un transat margaritas dans les deux mains, ou encore pour se faire masser.
Attention aux contresens, je n'ai pas dit """masser""".


La plage principale se présente sous forme d'une succession de bars boîtes restaurants posés sur la plage et construits à partir d'épaves de bateaux pirates, bambous, et autres feuilles de bananes tressées.
En résumé la plage principale, c'est un peu comme la rue de la soif façon naufragés du Boonty.


Juste derrière les bistrots se cachent des bungalows conçus pour abriter les cools de passage.
Du tipi sur terre battue jusqu'au moulin climatisé, il y en a pour tous les goûts et tous les portefeuilles (y compris ceux doublés en peaux d'oursins).

Nous n'avons pas mis longtemps à piger le fonctionnement des lieux.


Message personnel à l'attention du syndicat d'initiative de Ko Lanta.

Ca va je n'ai pas dit trop de bêtises ?
J'attends maintenant la mallette avec vous savez quoi dedans (comme convenu).

Merci.

lundi 26 décembre 2005

Sinotouristes

Allez hop, nous voilà de retour de vacances.
Ca c'est reglé.

Pas d'alexandrins en verlan sur la Thaïlande et ses bienfaits dans ce billet.
Tarata, pour voir les photos de vahinées en bikinis noix de coco et de beaux indigènes aux corps cuivrés et tartinés d'huile de monoï, il faudra repasser plus tard !

Parlons plutôt d'une espèce de vacanciers bien particuliers, autrement dit les chinois.

Il est toujours amusant d'essayer de deviner la nationalité des vacanciers que l'on croise et d'observer les manières des uns et des autres.
Tout le monde sait bien que les teutons sont de véritables esthètes de la tong-chaussette, que les français se pavanent baguette de pain sous le bras béret vissé sur la cafetière, et que les suédois ne se déplacent jamais sans leur drakkar.

Qu'en est-il de nos cousins germains les chinois ?
A l'aller nous avons pris un avion Shanghai Airlines, autant dire qu'il était blindé d'individus de confession chinoise.
Les conditions étaient donc réunies pour mener une étude comportementale du sinotouriste.

Comment s'habillent les chinois en vacances ?

Comme d'habitude, pourquoi ?

C'est bien simple, si vous voyez quelqu'un au bord de la plage avec un veston élimé, des pompes pointues en croco, un ongle long, et des lunettes qui lui dévorent la moitié du visage, vous pouvez affirmer sans trop vous planter qu'il est chinois.
Si par dessus le marché il jette ses mégots à la mer, plus d'hésitations, vous pouvez le gratifier d'un petit 你好 (ni hao), ça l'amusera.

Est il vraiment interdit de fumer à bord d'un avion chinois ?



En théorie il est autant permis de fumer dans un avion chinois que dans un avion français.
En pratique une odeur de clope finit toujours par s'échapper dans la cabine.
En revanche je n'ai jamais vu personne schloppe au bec...

Je ne vois que deux explications rationnelles.
Soit le pilote - étant donné qu'il est le chef à bord - s'en grille quelques unes dans son cockpit tout en prenant soin d'ouvrir la porte pour aérer les lieux après son délit, soit le détecteur de fumée des toilettes est aussi efficace que Rantanplan.

Que faire lorsque l'on attend son avion ?

De l'exercice pardi !

Pour visualiser la vidéo, cliquez sur l'image ci-dessous.

Durée 4 secondes - 1.33 Mo

Que redoutent les hôtels lorsqu'ils accueillent des touristes chinois ?

Nous vous rappelons qu'il est formellement interdit de fumer du durian dans vos chambres.
Toutes les suites de l'hôtel sont équipées de détecteurs de durian directement reliées à la caserne la plus proche.



Pour les veinards qui ne connaissent pas le durian je précise que ce fruit - que l'on ne trouve malheureusement qu'en Asie - dégage une haleine de guerrier barbare en fin de croisade.
Le durian est aux cucurbitacées ce que le putois est à l'espèce des rongeurs.
Ca vous pourrit les narines, la bouche et l'existence.
Comme disait Sartre à juste titre, "L'enfer, c'est le durian".

Salutations distinguées,
Julien D.

PS : J'allais oublier le plus important. Noyeux Joël !

mardi 1 novembre 2005

Mon ami Bouddha

Après la visite du centre de recherche sur les pandas, l'enchaînement naturel consiste à aller échouer du côté de Leshan (乐山) et d'aller sympathiser avec Bouddha.

A Leshan tout le monde est zen, d'ailleurs le maire c'est bouddha.


Vous l'aurez compris, le fond de commerce de cette charmante petite ville provinciale ce n'est pas son Xiba Tofu (西坝豆腐), ni ses fabriques de papier de riz, mais bien Bouddha.
Bouddha géant, Bouddha allongé, tête de Bouddha, Bouddha créole, Bouddha aux pommes, Bouddha cocktail et j'en passe.


Quand on parle de Leshan on oublie bien souvent de parler de l'hôtel Tao Yuan (桃原酒店 - L'hôtel de la pêche authentique).
Tout visiteur de Leshan qui se respecte passe au moins une nuit à l'hôtel Tao Yuan, pour la simple et bonne raison qu'il n'y a pas beaucoup d'autres alternatives.

Cet hôtel un peu vétuste mais néanmoins accueillant propose des initiations gratuites de planeur en Savoie.

S'il vous arrive d'y passer une nuit je vous recommande d'ouvrir le classeur posé à votre intention sur la table de nuit de votre chambre.
Vous y trouverez le suivant feuillet vous expliquant les règles du jeu à l'hôtel Tao Yuan.

Chers invités,

Tout ce qui se trouve dans cette chambre vous appartient.
Si vous souhaitez quitter l'hôtel avec un petit souvenir de votre chambre, ou alors si vous souhaitez briser un objet sans le faire exprès, s'il vous plait veuillez en informer la réception et payer le montant correspondant.


Ainsi pour 50 R'n'B vous pouvez embarquer une soucoupe à thé, pour 500 R'n'B la baignoire, pour 40 R'n'B le papier peint, et si le coeur vous en dit, repartez avec la fenêtre coulissante pour 250 R'n'B seulement.

De mémoire je crois qu'il n'y avait plus de papier peint dans notre chambre, le client précédent avait du filer avec.

dimanche 30 octobre 2005

Mes amis les pandas

Le WE dernier, cap sur Chengdu.

Objectif ?
Sourcing de fabriques de pandas en compagnie des parents d’Amélie venus nous rendre visite (à pieds s’il vous plait) par la Chine.


La Fiat Panda est un animal aussi complexe qu'attachant.

Le panda, ce doryphore à roulettes, ne pense qu'à deux choses au cours de sa vie : manger des bambous et glander.
Contrairement à l'âne en ruth, le concept d'assurer sa descendance lui passe franchement au dessus de la casquette.
Ainsi pour une pandette les fenêtres d'opportunités en matière de maternité sont assez étroites.

Pour ne rien arranger les pandettes n'ont absolument aucun instinct maternel.
Lorsque par le plus grand des hasards un mini panda vient au monde, il est préférable de l'éloigner de sa mère au plus vite car celle-ci a tendance à lui mettre des coups de paluche pleine de griffes plutôt qu'à lui faire des bisous sur le museau. La maman panda c'est loin d'être un bisounours.

Bref, le centre de recherche sur le panda de Chengdu a pour vocation de remédier à tous ces comportements déviants qui nuisent à l’espèce des pandas.
Afin de bien comprendre en quoi consiste le travail des chercheurs au quotidien, le centre de recherche diffuse un petit film très instructif pour qui veut bien le regarder.

Une partie de leur travail consiste à inciter le panda à se mélanger pour in fine assurer la descendance.

Ainsi les chercheurs se retrouvent à organiser des séances de rencontres entre pandas célibataires. Le schéma est simple, ils enferment un mâle et une femelle ensemble.
Généralement, cela n’a pas trop de conséquences puisque le panda n’est pas vraiment ce que l’on peut appeler un obsédé sexuel.
Lorsque cela se termine par une séance d’insémination artificielle, cela veut dire échec.

Ensuite une fois le mini panda venu au monde, étant donné que les mamans pandettes ne sont pas trop portées sur les bisous et les câlins, des chercheuses du centre doivent venir jouer au ballon et donner le biberon aux mini pandas.

En conclusion le panda c’est plutôt un père tranquille qui aime tricoter au coin du feu, et le bambou c’est une plante pas franchement bourrée de vitamine C.

Pfff, vivement les vacances...

samedi 17 septembre 2005

Geocaching

De passage à Shanghai, mon ami Yannack m'a vendu des leçons de planeur en Savoie (le sens de l'expression "Vendre des leçons de planeur en Savoie" figure dans mon dictionnaire en ligne).

Ce bougre de panda m'a initié aux joies du geocaching.
Le principe est simplissimus maximus.

Tout d'abord pour faire du geocaching, il suffit d'être équipé d'une balise GPS.
En dialoguant avec des satellites géostationnaires la balise GPS parvient à localiser avec une précision de quelques mètres la position de son utilisateur sur l'ensemble de la surface terrestre.
Ensuite il faut aller consulter le site internet geocaching.com sur lequel des voyageurs un peu barjos déclarent les coordonnées GPS d'objets qu'ils cachent aux quatre coins de la planète.
Les déclarations de planquettes sont du style : "Nord 30 degrés 37.033 minutes, Est 104 degrés 03.701 minutes".

Balise GPS

Vous l'aurez compris, le geocaching c'est une affaire d'individus marbrés comme les savanes de papy Brossard.

Bien entendu nous avons mis le doigt dans l'engrenage, et après consultation du site geocaching.com, nous nous sommes retrouvés à la recherche d'une boîte de pellicule photo cachée dans Shanghai.
Pour retrouver ce tout petit objet dans cette ville scandaleusement immense, nous nous sommes livrés de bon coeur au jeu de piste laissé en ligne par notre planqueur masqué.

Etant donné que je révèle pas mal de détails permettant de finir le jeu de piste les doigts dans le pif, si par le plus grand des hasards vous répondez oui à toutes les questions suivantes, je vous invite à ne pas poursuivre la lecture de cet article.
    Oui | Non : Je me trouve à Shanghai
    Oui | Non : J'ai une balise GPS portative
    Oui | Non : Je suis un grand fan de geocaching, j'y vais tous les dimanches
    Oui | Non : J'ai été terroriste dans une vie antérieure
    Oui | Non : Je transporte des mulots infectés par le virus ebola, de la drogue et des explosifs dans mes effets personnels

Etape 1

Se rendre au pont Nanpu et trouver un panneau routier dont les coordonnées terrestres sont Nord 31 degrés 12.592 minutes, Est 121 degrés 29.858 minutes.
Sur ce panneau figure un symbole représentant un camion et des chiffres au format A:BB-CB:BB.

A partir de ces chiffres vous pouvez déterminer les coordonnées du point suivant : Nord 31 degrés 12.(A-C+B)(A+C-1)(A+C+B) minutes, Est 121 degrés 29.(A+C+B)(A+C-1)(A+C+B) minutes.

La balise GPS nous indique que le point que nous cherchons à localiser se trouve à 3,3 kilomètres de notre point de départ.
Une ultime vérification de l'état des sonnettes de nos vélos et nous voilà partis à fond les melons en direction du pont Nanpu.
Après une petite demi-heure passée à nous faufiler dans une circulation bien touffue, nous nous apercevons que nous avons oublié la feuille avec tous les indices.
Gleung, Laurel et Hardy vous avez gagné un retour à la case départ.

Nous finissons par trouver le susdit panneau routier, ce qui nous permet de calculer les coordonnées du deuxième point à localiser.
 
Etape 2

Au point numéro 2, vous trouverez le point de départ d'un moyen de transport ainsi qu'un vendeur de billets.
Achetez lui un billet et empruntez ce moyen de transport pour arriver au point 3.
Ne vous inquiétez pas il n'y a qu'une seule destination possible.


Nous parcourons 300 mètres et nous tombons nez à nez avec l'embarcadère du bac permettant de traverser le Huangpu.
Le Huangpu, c'est un peu la Seine de chez nous sans les bâteaux mouche. Au lieu de séparer Rive Gauche de Rive Droite, il sépare Pudong (浦东) de Puxi (浦西).

Soit, nous achetons un aller retour.
Un chinois tente de nous dissuader de changer de rive.
Les amis, il n'y a rien de spécial à voir de l'autre côté à part des habitations sans grand intérêt : pas un temple, pas un KalaOK, pas même une fête foraine avec des barbes à papa...
T'inquiètes c'est buen, nous sommes des agents secrets à la recherche d'une petite boîte en plastique noir.
 
Etape 3

A l'arrivée vous trouverez un panneau de bus en parcourant une cinquantaine de mètres dans la rue principale.
Les coordonnées de ce panneau de bus sont Nord 31 degrés 12.(C+B+B)(C+C+B)(C+B-1) minutes, Est 121 degrés 30.(C+B-1)(C+B+B)(B+B+B) minutes.
Le numéro du bus figurant sur le panneau correspond à trois chiffres est sous la forme DEE.


Effectivement le planqueur masqué n'a pas menti, nous trouvons sans trop nous fatiguer le panneau de bus.
A peine le temps de faire les marioles en escaladant le panneau, et nous voilà repartis à la recherche de l'entrée du parc dans lequel est caché notre petite boîte en plastique noir.

La balise GPS nous indique qu'il faut parcourir environ 800 mètres dans la direction Nord Ouest.

Nous traversons des endroits pour le moins insoupçonnables.
Vraisembabement le parc que nous cherchons se trouve dans les nouveaux quartiers de Shanghai.
Ces nouveaux quartiers accueillent les habitants des vieux quartiers qui disparaissent sous les pelleteuses.
Nous avons l'impression de découvrir un deuxième Shanghai.
De l'extérieur, les habitations semblent modernes et confortables, cependant les habitants continuer à vivre de façon assez simple comme dans les vieux quartiers.
 
Etape 4

L'entrée du parc se trouve aux coordonnées Nord 31 degrés 12.(D-E+B)(C+E-B)(D-C+B) minutes, Est 121 degrés 30.(A-C+B)(D+E+B)(E+C+C) minutes.
A l'entrée de ce parc vous trouverez un panneau vous indiquant ce qu'il est interdit de faire dans le parc.
Comptez le nombre de cercles rouges, cela vous donnera le nombre F.


Vers 18 heures nous mettons enfin la main sur l'entrée de notre parc.
Effectivement il y a la patate d'interdits dans ce parc.
Entre autres il est interdit de nager dans la mare aux canards, de tirer des coups de fusil, de jouer de la trompette, ou encore d'arracher des sapins.

Nous touchons au but, nous avons enfin les coordonnées nous permettant de localiser la cachette à une dizaine de mètres près.
Nos recherches sont d'autant plus ardues que la nuit commence à tomber.

Bien évidemment comme la cachette a le bon goût de se trouver dans un coin du parc à l'abri des regards, l'endroit sent fortement l'urine.
Nous commençons à envisager sérieusement l'hypothèse de trouver un panneau disant : "Bravo les glands, merci d'avoir perdu deux heures il n'y a rien à trouver ici".
Nous finissons par nous intéresser à un pilier rose.
En grattant la terre à ses pieds et en soulevant trois caillous...
...tananana, bingo...
la petite boîte sort de sa cachette.

Carnavalch, Brazioul, glaçon carafe pour tout le monde.
Comme tout oeuf Kinder qui se respecte, la boîte renferme une surprise à monter soi-même. Par contre la coquille en chocolat a disparu.
La boîte renferme un mini crayon à papier, une petite pince en fer et des papiers roulés.
Les papiers expliquent en anglais et en chinois le principe du geocaching, ainsi que la marche à suivre lorsque l'on découvre la cachette.


Toute personne qui trouve cette boîte doit signer les papiers qu'elle contient en indiquant la date et l'heure.
La boîte a été cachée en mai 2005, et nous sommes les premiers à avoir mis la main dessus.

Epilogue, la boîte noire trouva une boîte blanche, ils se marièrent et eurent plein de petites boîtes zébrées.

dimanche 4 septembre 2005

Back dans les bacs

Tralala.
Nous voici revenus après un peu plus de deux semaines de vacances en France.

Croyez moi ou non, cela n'a pas été facile tous les jours.
Durant ces quinze jours, nous avons subi des assauts scandaleux et répétés de la part d'andouillettes, de foies gras, de cuissots de sangliers sauvages, de coulants bien baraqués ainsi que de baguettes de pains croustillantes à souhait.
Bref, nous sommes repartis dodus - ou presque - comme des porcelets de chez cochonou.


Dans la dernière ligne droite de notre périple j'ai d'ailleurs failli trépasser de façon assez ridicule en m'attaquant à un dossier tiramisu peut être un peu trop ambitieux.
Je vais vous conter comment un tiramisu a failli me mettre à terre le samedi 3 septembre 2005.

Juste avant de prendre notre avion pour rentrer à Shanghai, nous avons décidé de nous mettre un dernier morceau de barbaque bien sanglant dans le tiroir caisse.
Nous avons donc procédé à une visite de courtoisie dans un resto grill de Roissy. Nous l'appelerons par la suite le "Bison Grill".

Le repas se déroule comme un papyrus jusqu'au moment du dessert où je commets le pêché de gourmandise en commandant tiramisu qui sur le papier a l'air bien sous tous rapports.
J'enfourne une première cuillerée pour papa et m'apprête à enfourner une deuxième cuillerée pour maman lorsqu'un gros morceau de sucre façon bonbon La Vosgienne croque sous ma molaire.
Curieuse idée que de fourrer un tiramisu avec des bonbons La Vosgienne...
Encore plus curieux, il est difficile à croquer ce fichu bonbon La Vosgienne.
Je finis par extraire de ma bouche le minerai récalcitrant et découvre qu'il s'agit en réalité d'un vulgaire tesson de verre.
Allons bon, je ne savais pas que le verre sous forme de tessons entrait dans la composition du tiramisu....
Le concept de ressembler à Frankenstein de l'intérieur me faisant moyennement vibrer j'opte finalement pour un renvoi du dessert en cuisine avant même d'en avaler une deuxième cuillerée.
La note finit par arriver avec le susdit tiramisu trônant fièrement au niveau de la dernière ligne de l'addition.
Il n'y a pas à dire ils sont réglos chez "Bison Grill", les tessons de verre en accompagnement du tiramisu sont gracieusement offerts par la maison.

Mettons de côté cette fâcheuse histoire de tiramisu, je suis encore en vie c'est le principal.

Afin de passer un hiver cosy et franchouillard, nous avons camouflé des sauciflards dans les doublures de nos manteaux et avons pris soin de cacher du rouge dans nos valises à double fond en plomb.
Futés les bisons.
Nous avons ainsi passé de cette façon l'ensemble des contrôles douaniers, ainsi que l'épreuve des rayons X, les détecteurs de mensonges, les tests anti-dopage, etc...

Tout le monde ne peut pas en dire autant.
A l'aller, alors que nous patientions dans la queue devant la porte d'embarquement, nous avons aperçu un homme - manifestement chinois et manifestement très courroucé - sortir des sachets de son bagage à main pour les flanquer violemment dans une poubelle spécialement conçue pour recevoir des déchets organiques.
Le pauvre homme avait l'air vraiment affecté par la perte de ses sachets plastiques renfermant on ne sait quoi.

"Qu'est ce que ce saltimbanque nous fabrique ?"

Arrivés à sa hauteur, une odeur de crevette soutenue a commencé à nous piquer les narines.
Nous avons alors compris qu'il s'était fait attraper par le chef de cabine avec de la crevette de contrebande dans les poches.
Il a pourtant bien essayé d'expliquer que c'était pour sa consommation personnelle...
Rien à faire, le personnel navigant est resté ferme sur ses appuis.

Aujourd'hui, lorsque je repense à cette triste histoire je me dis rétrospectivement que ce n'est peut être pas plus mal que les choses se soient ainsi déroulées.
Les temps sont durs.



mardi 26 juillet 2005

Vacances en Europe

Hier en allant faire un tour dans une agence de voyages, je suis tombé nez à nez avec un prospectus en papier glacé plein de petits caractères chinois exhibant des photos de l'arc de triomphe et de la pyramide du Louvre.
Intrigué, j'en ai raflé un exemplaire afin de pouvoir l'étudier au calme.
"Que font les chinois quand ils viennent en Europe" est une question que je me pose depuis que je suis tout petit.

Sur le papelard, plusieurs formules sont proposées : le voyage de huit jours, le voyage de dix jours, etc...
J'ai décidé de m'intéresser au menu big mac avec supplément frites / coca, autrement dit le voyage "10 jours / 5 pays".
Parmi les 5 pays il y a : la France, le Luxembourg, l'Allemagne, l'Italie, et .... la Chine.
Dans le style "je vends du pain à mon boulanger", ils sont remontés à bloc les lascars de l'agence !

Passons au programme du voyage, c'est speedy gonzales.


1er jour
Shanghai - Paris
Départ sur un vol international à destination de Paris.
Arrivée le jour même et transfert à l'hôtel.

2e jour
Paris
Visite du palais du Louvre.
Ascension de la Tour Eiffel (2eme étage).
Arc de triomphe.
Place de la Concorde et avenue des Champs Elysées.
Le soir excursion au bord de la Seine ou au Moulin Rouge à vos propres frais.

3e jour
Paris - Luxembourg
Départ vers le Grand Duché du Luxembourg.
Visite du pays ;o)
Départ ensuite pour l'Allemagne.

4e jour
Luxembroug - Francfort
Visite de la place Romerberg, de la cathédrale Saint Barthélemy, le Römer et l'hôtel de ville, et l'ancien opéra.

5e jour
Francfort – Stuttgart
Départ pour Munich, visite de la résidence royale de Stuttgart, du musée Benz et du musée Porsche.
Départ ensuite pour Munich.
Visite du centre ville et de la Marienplatz.

6e jour
Stuttgart – Innsbruck
Excursion dans Innsbruck.
Visite libre de la connue fabrique de cristal.

7e jour
Innsbruck – Venise – Florence
Visite de la place et de la cathédrale Saint Marc, du pont des soupirs et des fabriques de souffleurs de verre.
Ensuite, départ pour Florence.

8e jour
Florence – Rome
Visite de l’église Santa Maria Del Jiore, de la place impériale, et du centre de cuir italien (hein Patroque !), ensuite départ pour Rome.

9e jour
Rome - Shanghai
Visite de la cité du Vatican, de la place Saint Pierre, des arènes antiques, et de la ville antique.
Retour sur un vol international à destination de Shanghai.
Arrivée à Shanghai.

Etant donné que dans nos langues occidentales il y a pas mal de sonorités que les chinois n'arrivent pas à prononcer (et lycée de Versailles), ils adaptent tous les noms propres (lieux, marques, prénoms) à leur sauce.
La prononciation du "r" ce n'est pas trop leur came par exemple.

Ainsi, pour traduire les noms propres ils assemblent généralement des sons de base qu'ils maîtrisent bien tout en prenant soin de coller le plus possible à la prononciation originale.

Cela donne parfois des résultats assez gratinés.

Dans le prospectus "voyage en Europe 10 jours / 5 pays" j'ai trouvé (retranscrit par mes soins en phonétique artisanale de mauvaise facture) :
- Pali : Paris (facile, celui là c'était pour s'échauffer)
- Loufou : Louvre
- Aillefei'heure : Eiffel
- Xiang Cheulisié : Champs Elysées (mon préféré, on dirait Champs Elysées en verlan)
- Saïna : Seine
- Lousseinebao : Luxembourg
- Falannequeufou : Francfort (mon deuxième préféré)
- Seutoussiateu : Stuttgart (il est cochonnos celui là)
- Mounirei : Munich
- Benne'tcheu : Benz (quand je saurai dire "RUDE BOY" je pourrai chanter "Dans ma benz, benz, benz" en chinois)
- Paocheutsié : Porsche

Xiang Cheulisié, Xiang Cheulisiéééééé, youhou !

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Ajout - 29 juillet 2005

Je viens de tomber sur une perle rare en matière de nom propre en chinois.
Il faut absolument que je vous fasse partager cela.

"Sheng Teuloupei"....

Ca vous dit quelque chose ?
Je vous laisse deviner.

Quelques indices ?
Bon ok :
- Sheng veut dire "Saint" (la pronociation ressemble pas mal à saint d'ailleurs)
- Il s'agit d'une ville française
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mardi 31 mai 2005

Silk road - Conclusion

La suite et fin du voyage - autrement dit, le retour en avion sur Shanghai - n'ayant que très peu d'intérêt d'un point de vue narratif, j'ai pris le parti de vous livrer un ensemble de photos insolites.

Cet article se présentera donc comme un rapport d'étonnement du voyage.

La sieste

En Chine, la sieste c'est sacré.
Plus qu'un moment de repos, la sieste semble être un devoir quotidien tant elle est respectée.

Il n'est vraiment pas rare de voir des marchands endormis sur leur tiroir caisse, ou encore des oisifs transformer le siège de leur scooter en matelas bultex.

Le vedette de cette photo est un chinois qui a élu domicile sous une statue de lion pour accomplir son devoir quotidien de sieste.


La position de la crotte

Au même titre que la sieste, la position dite "de la crotte" est monnaie courante en Chine.

Qu'il s'agisse de boire un thé, fumer une cigarette, ou tailler une bavette, nul besoin d'un fauteuil, il suffit juste d'un bonne paire de guitares repliées et ecartées à 90 degrés et hop.


Le marketing en Chine

Je devrais plutôt dire, le MARKETING en Chine.
Loin de moi l'idée de donner ici dans l'énonciation de généralités, cela serait mal venu.

Sur la photo Emilie tient entre ses mains une paire de caleçons.

Afin de bien convaincre l'hypothétique consommateur de cette paire de caleçons, une photo figure en gros sur la pochette. Sur cette photo, on peut apercevoir un mannequin, ou plutôt l'énorme bidon d'un mannequin (un Bier Bauch comme on dit en Allemagne), ayant probablement pour effet de démontrer la robustesse du matériau utilisé pour tisser la pièce.

Ca donne envie d'acheter, non ?


Le confort des hôtels chinois

Dans tous les hôtels que nous avons eu l'occasion de voir (classieux ou pas du tout), le dénominateur commun était la génialissime paire de pantoufles individuelles à usage unique.

Ces pantoufles constituées d'une fine lamelle de mousseline, permettent de traverser des salles de bains parfois bien hostiles, ou de se balader sans complexe sur des moquettes louches.

Notez que les sorties dans la rue avec sont à proscrire !


Le thé aux fleurs

Amateurs de paquerettes à l'âme sensible, abstenez vous de lire cette rubrique :o)

Plus sérieusement, nous avons découvert le thé aux fleurs dans les provinces du Nord de la Chine (le Ninxia et le Gansu).

Absolument tous les restaurants déversent dans les verres de leurs clients de pichets de thé dans lequel trempent des paquerettes.

De retour à Shanghai nous avons trouvé un concept similaire à base de fleurs de rose séchées.


ISO 9001

En Chine, tout est ISO 9001 !

Toute Clinique de chirurgie esthétique, salon de coiffure, ou encore marchand de nouilles qui se respecte est homologué ISO 9001.

Au passage, je me permet de vous faire remarquer que mon article est homologué ISO 9001.


Le sport

La Chine, c'est vraiment un chouette pays pour les sportifs.
Les parcours de santé sont nombreux, et ici pas de discrimination sur l'âge.
Papys, mamies, enfants, peu importe.
Tous veulent viennent se dépenser sans compter sur la machine à courir sur place, sur l'élastique, ou encore sur le pont de singe.

dimanche 29 mai 2005

Silk road - Le 18 mai 2005

Objectif de la journée : explorer l'hostile désert du Tengri

Aujourd'hui fini les chinois déguisés en Mickey, fini le grand huit, et les barbes à papa.

Mercredi c'est "désert du Tengri" !

En réalité, Tengri ne se prononce pas comme cela s'écrit.
Cela fait partie des nombreuses subtilités de la langue chinoise.
Le "ri", se prononce "jeuuu" avec une patate chaude dans la bouche.

Nous avons assez peu d'informations sur ce désert du Tengri...
Tous les guides touristiques que nous avons en notre possession sont formels sur la question et s'accordent à dire que ce désert est une étendue désertique, point à la ligne.
On croit savoir que la grande muraille de Chine passe dans le coin, mais aucune certitude sur ce point.
Impossible d'en savoir plus, nous n'avons donc aucune idée de ce qui nous attend.

Nous partons avec quelques bouteilles d'eau histoire de ne pas avoir à sucer des caillous si nous nous perdons.

Pour accéder au désert du Tengri, il faut d'abord traverser une sorte de fleuve.

Un pont qui se présente à nous, very well, nous l'empruntons.

Quelques mètres avant l'arrivée sur l'autre rive, une barrière équipée d'une pancarte nous se met en travers de notre route, et semble nous expliquer que nous n'avons pas le droit de passer.

Je dis bien "semble", car les caractères chinois écrits en rouge sur blanc ont l'air assez menaçants.

Nous arrêtons des touristes chinois pour leur demander de nous expliquer de qui il en retourne.
Manque de pot, ils sont analphabètes, et ne pigent pas grand chose de plus que nous.

Nous passons donc la marche arrière pour faire le trajet en hors-bord.
Nous expliquons aux loueurs de bâteaux que nous souhaitons passer l'après-midi sur la rive d'en face (donc dans le désert).
Ils semblent de tomber de haut.
J'imagine que les touristes chinois ne doivent pas s'attarder aussi longtemps dans le désert...
Nous parvenons quand même à négocier de nous faire déposer dans le désert pour une durée de quatre heures tout en nous faisant délester de quelques billets.
Peu importe, nous voilà dans le bâteau pour traverser le désert, gilets de sauvetage oranges par la pluie : attention à vos chapeau de cowboys, et vroom !

Surprise ! A l'arrivée du "côté désert" de la rive, nous tombons nez à nez avec le château de la belle au bois dormant avec moultes antennes satellites sur son toit.
Sans doute un milliardaire chinois s'est délesté d'une partie de sa fortune pour faire ériger le château de ses rêves, ou bien s'agit t'il d'un centre de contre espionnage des services secrets chinois....
Nous ne le saurons probablement jamais.

A l'arrivée on nous propose de louer des buggies.
Nous refusons cette proposition malhonnête, et c'est ainsi que commence notre longue marche en direction du morceau de grande muraille de Chine.
"En direction" est un bien grand mot, car nous n'avons aucune @%#! d'idée d'où se trouve celle-ci.


En résumé, nous marchons, marchons, et marchons encore.
Nous montons des dunes, nous en descendons aussi, et à chaque nouveau sommet franchi nous pensons nous rapprocher du saint Graal.
Les nombreux bisous à nos pendentifs bouddha ne font pas vaciller l'aiguille du côté "chance", et nous finissons par nous dire qu'il est temps de rentrer.
Nous nous résignons... Cette muraille a du passer par ici, elle ne repassera pas par là.

Peu importe au final, nous profitons de ce paysage époustouflant qui s'apparente à l'idée que nous avions du désert (si l'on fait abstraction du kiosque chinois jonché en haut d'une dune).

A défaut de rencontrer des scorpions, nous rencontrons un troupeau de chèvres accompagné d'un berger, ainsi que quelques lézards et scarabées inoffensifs.

Nous profitons au passage du fait que le désert est désert pour faire des bonds de géant dans les dunes avant de reprendre le hors bord dans le sens inverse.
On peut résumer la suite et fin de cette journée par la courte phrase suivante : retour en bus à Zhongwei dans notre hôtel de luxe pour une nuit bien méritée.

Conclusion de la journée : nous n'aurons pas vu un seul mirage, le désert ce n'est plus ce que c'était à l'époque de Tintin et les 40 voleurs.

vendredi 27 mai 2005

Silk road - Le 17 mai 2005

Objectif de la journée : Initiation désertique

Ce matin nous filons en direction du désert qui se trouve en bordure de la ville de Zhongwei.

Nous rejoignons en minibus le parc de Shapotou.
Ce parc s'apparente à une sorte de Disneyland chinois pensé et conçu pour une clientèle chinoise.

Nous nous trouvons en dehors de la période des vacances nationales donc nous nous sentons très vite à l'aise et achetons des chapeaux de cowboys texans.
Entre parenthèses, il faut vraiment avoir une schkoumoune à décorner un troupeau de boeufs pour tomber pendant la période de vacances nationales. Celles-ci s'étalent en effet sur deux semaines dans l'année (1 semaine en octobre, et 1 semaine en mai).

Le parc semble regorger de ressources à exploitables pour les grands enfants que nous sommes, nous décidons donc de passer la nuit sur place.

Pour le logement, plusieurs options s'offrent à nous : des yourthes (yahourts cremoso 0% entièrement en béton), ou l'unique hôtel.
Sans trop tergiverser nous optons pour l'hôtel juste au bord du fleuve qui nous sépare du vrai désert.

Le temps de manger la n+1ème (n tendant vers l'infini) soupe épicée du voyage, nous voilà déjà en direction des attractions.

Nous nous jetons sur la première attraction : la tyrolienne !

Le principe est assez simple, il suffit de monter en haut d'une dune, d'enfiler un harnais monté sur des roulettes, et de descendre à fond les melons de l'autre côté du fleuve le long d'un cable en priant pour que le harnais ne pète pas en vol.
L'arrivée est assez sportive.
Inutile de faire un schéma : ce n'est pas une mince affaire d'arrêter un tas de barbaque portant un harnais à roulettes et lancé à pleine vitesse.


Nous rinçons le cornet et passons acheter les accessoires manquants à nos panoplies de beaufs (bouddhas boussoles, et autres pendentifs) avant de filer à la deuxième attraction : le tour en chameau des sables !

Bien évidemment, je me retrouve avec un bidet de chameau.
Mes pieds trainent par terre...
Peu importe, comme le dit le dicton : "L'important ce n'est pas la taille du chameau, mais la façon dont on s'en sert".

Nous enchaînons sur la dernière attraction de la journée, la descente en luge.

Pour le coup, le principe est vraiment débile : une luge équipée + une paire de freins + une pente = une attraction épatante.

En bon texans que nous sommes, nous décidons d'en rester là et nous partons arroser le cornet avant de dîner encore et toujours les mêmes soupes, le même riz sauté, etc...

J'en profite pour préciser que le pékinois qui était enlaissé autour de l'arbre à côté du cuistot le midi même, est toujours présent le soir (et en bonne santé).
Il n'est donc pas dans nos écuelles, tout va bien !

Pour le plaisir, je vous livre un petit bonus : quelques échantillons des panneaux signalitiques affichés dans le parc.

Pour mémoire, le parc a été conçu pour une clientèle chinoise. Cependant quelques efforts ont été fait pour d'éventuels westener tourists (les texans).
Les pancartes ont donc été traduites en anglais, cela dit, il faut parfois de l'imagination pour en saisir le sens.

Be dangerous autrement dit Soyez dangereux !
Grrrr

Love yourself don't pass ce qui donne Aime toi toi même, ne passe pas

Ca me rappelle vaguement la maxime des Antilles : Tue toi toi même à propos du petit punch)

Là on ne voit pas très bien ce qui est écrit sur la pancarte, mais cela dit Don't take a yacht after drinking, soit en français Ne prenez pas le volant de votre yacht après avoir arrosé le cornet.