vendredi 8 juillet 2005
Le Shinotori 02
Par Julien, vendredi 8 juillet 2005 à 17:57 :: Restaurants
Depuis notre arrivée à Shanghouze, nous avons eu l'occasion de tester moultes et moultes restaurants.
Les chinois ne mangent pas que des oeufs pourris et des petits enfants.
Voici le premier compte rendu du Père Dodu !
Le Shinotori 02
Cuisine japonaise
803, Julu Lu, Shanghai (tel : 5404 5252)
Une allée de bambous ouvre le chemin vers une grand porte en bois qui semble fermée à triple tour.
Il suffit de s'approcher et de chuchoter "Sésame, brave bête (braaaaaaave bête), ouvre toi", pour que la porte s'ouvre d'elle même.
Dans la vraie vie, elle s'ouvre en fait toute seule sous l'effet d'un capteur solaire qui doit lui donner l'ordre de coulisser.
Là vous êtes reçu par une hôtesse équipée d'une oreillette et déguisée avec un bandeau autour de la tête comme Ninja Kid.
Avant toute chose, celle-ci commence par vous demander votre nom.
Pas de nom, pas de négociation.
Une fois votre nom laché, l'hôtesse peut enfin vous dire "(Zhu Li An, follow me !" (Zhu Li An c'est mon nom chinois).
Original, non ?....


L'intérieur du Shinotori 02 s'apparente à un grand Loft semi éclairé avec une déco minimaliste.
Tout est design, y compris les cures dents.
Des chaises (ou plutôt des fauteuils) 4 étoiles sont mis à votre disposition.
La pénombre rend les gens plus calmes, et personne ne gueule à la façon boucher des Halles.
La carte est dispo en anglais, en chinois et en portugais.
Non je rigole pour le portugais.
Une fois la commande passée, celle-ci passe discrètement dans le micro de la serveuse, pour atterir dans l'oreillette du grand chef.


Nous avons essayé les sushis, sashimis de poisson et de viande, et de curieux rouleaux fourrés avec du bourrier.
Les plats servis sont délicieux car assemblés à partir de matière première de qualité.
Les sushis sont riches en poisson et pauvres en riz, les sashimis de poisson sont dodus comme des loukoums, les sashimis de viande sont épatants, et les rouleaux fourrés sont comestibles.
Pour le dessert, nous avons opté pour de la cuisine fusion : le tiramisu au thé vert.


Si l'expérience est tout à fait recommandable d'un point de vue gustatif, il ne faut en revanche pas avoir d'oursins dans le portefeuille.
La cuenta est salée, sucrée, poivrée.

Revenons à nos bols de riz : le restaurant japonais du marché de l'électronique.
Le grec version Shanghai
Inutile d'ajouter que le lieu est fréquenté essentiellement par des chinois, et qu'il est préférable d'arborer le chapeau chinois équipé d'une fausse tresse afin de déjeuner incognito.