Shanghai

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samedi 25 février 2006

Doryphore à roulettes

Ces derniers jours, je dois reconnaître que j'ai un peu forcé sur les siestes à l'arrière de la charrette de ma bicyclette.


Fini de rigoler, je reprends la situation en main.
D'ailleurs ça tombe plutôt bien, aujourd'hui même je suis tombé sur un cas à la limite du paranormal.

Cet après midi, dans le hall d'accueil de la résidence je croise une personne - probablement une voisine - accompagnée d'un piaf tout noir et tout fin.
Alors que je m'apprête à les dépasser, un gloussement à la limite du conventionnel attire mon attention.

En effet il me semble avoir entendu l'ornithorynque parler chinois.
Ceci dit, il y a quelques jours j'ai rêvé qu'Amanda parlait français comme une vraie gauloise.

Ornithologue comme pas deux, je m'approche donc du doryphore à sonnettes afin de dissiper le doute.
Il n'en faut pas moins pour que sa propriétaire se lance dans une démonstration aussi troublante que convaincante.

Pour l'occasion j'ai le droit à une présentation complète de l'engin.
Effectivement, il s'avère que sa chouette parle chinois comme un pékinois.


Si l'animal sait dire "Bonjour", "Au revoir", "Merci", il sait également dire des phrases bien plus spirituelles.
J'ai relevé en vrac "Bien bien bien", "Je sais parler", "Maman est partie", "Maman revient", "Bonne année et bonne santé"...

A mon avis il doit être possible de passer une soirée - pas trop longue non plus - sans fondamentalement s'ennuyer en compagnie de ce faucon.

J'en viens à l'élément le plus hallucinant du curriculum vitae du bipède.
Croyez-moi ou non, il a appris à répondre à l'interphone : "Allo, bonjour ! C'est au 302".

D'après sa propriétaire, aujourd'hui l'animal était un peu intimidé...
Lorsqu'on le consulte en privé il semblerait qu'il ait une tchatche de vendeur de tapis.

Best regards,
Julien D.
Maître fauconnier.

jeudi 16 février 2006

Nous avons fait connaissance


J'ai passé une excellente soirée en très bonne compagnie.
Tout le monde est venu les poches remplies de bonne humeur et j'ai été ravi de voir l'apéro se prolonger bien tard.

Pour ce qui est des chiffres, j'estime que nous étions une grosse cinquantaine de participants.
La cinquantaine était d'ailleurs tellement grosse qu'elle n'était pas loin de se faire passer pour une soixantaine.

Du côté de Pékin, Hesiem a solennellement déclaré au cours d'une allocution téléphonique que leur réunion avait rassemblé une cinquantaine d'indigènes (*).
D'après la police ils n'étaient en tout et pour tout qu'une quinzaine de personnes et se sont rapidement dispersés sans faire de vagues.
Tiens, pour une fois je vais croire la police !

Merci à tous les participants.
On remet ça bientôt ?

(*) Je précise qu'Hesiem n'a à aucun moment fait mention d'une quelconque underwear party.

jeudi 9 février 2006

Faisons connaissance ! (Shanghai vs Beijing)

Mis à jour le 12 février 2005.


Shot by a grizzly - All rights reserved to Yannack (c)

Amis lecteurs shanghaïens,

Faisons connaissance autour d'un verre !

Je vous convie au pot des blogueurs de Shanghai sur une idée originale de Céline et moi-même.

Cette sauterie à caractère non officiel se tiendra au Barbarossa le mercredi 15 février prochain à partir de 19h30.

J'espère vous y voir nombreux.

Pouet pouet.
Julien D.


Amis lecteurs pékinois,

Je vous invite à rejoindre Cris, Camille et Hesiem au Purple Haze mercredi 15 février prochain à partir de 19h30 pétantes.
Ne me demandez pas où se trouve le Purple Haze, je suis bien en peine de vous donner des explications qui tiennent la route.

Ces trois zapotèques sont de compagnie fort agréable, aussi je suis persuadé que vous vous passerez une soirée intellectuellement enrichissante avec eux.

Mercredi soir, n'oubliez pas de demander à Hesiem de vous narre les excentrictés de son voisin de pallier, de jeter un coup d'oeil au sac Fion de Cris, et de solliciter Camille pour qu'elle vous raconte ce que peut faire une blonde dans un taxi.

J'allais oublier, transmettez mes amitiés à ces trois monuments sacrés de la clownosphère chinoise.

Dring dring.
Julien D.

PS : Comment repérer Hesiem ? Ce n'est pas sorcier, il se balade volontiers en slope lorsqu'il sort dans les bars

mardi 7 février 2006

HSK

Quelle journée radieuse !

Me voilà officiellement diplômé du Chinese Proficiency Test (HSK*).
Inutile de vous dire que je suis au moins aussi joyeux qu'un berger lapon à la fonte des neiges.

Ce ne fut pas une mince affaire.
Outre le fait que l'examen a été entièrement conçu à base de caractères chinois dont seul le schtroumpf savant a le secret, il a été programmé un dimanche matin.
Pour le vieil hibou que je suis, régler un réveil pour le faire sonner un dimanche matin à une heure ne comportant qu'un seul chiffre va à l'encontre de mes croyances.

Ainsi, le dimanche 11 décembre dernier j'ai donc mis mes principes de côté et je me suis bravement rendu au centre d'examens.
Brave bête.

L'examen s'est déroulé sans trop de surprises.
On ne m'avait pas menti, il s'agissait bien d'un QCM avec son lot de cases à noircir.

En revanche, contre toute attente mes voisins de table n'étaient pas occidentaux, mais plutôt japonais, coréens, ou encore kazakhs.
D'ailleurs en parlant de kazakhs, les miens étaient plutôt détendus du boudin.
Ils n'ont pas hésité à se relayer pour fumer le calumet de la paix devant la porte de la salle d'examen pendant la durée de l'épreuve sans que cela n'émeuve personne.

Aujourd'hui, après deux mois d'attente je me suis fébrilement rendu au bureau d'examen pour aller cueillir mes résultats.

A mon arrivée, je me suis précipité sur le comptoir de la personne chargée d'annoncer les résultats aux candidats et lui ai transmis sans cérémonie mon numéro de candidat afin qu'elle mette un terme à mon attente.
Elle a ensuite consulté ses listes et m'a demandé sans hésitation aucune : "Vous vous appelez Takehiko Hideaki, c'est bien cela ?".

Après rectification de sa boulette, celle-ci m'a finalement annoncé l'excellente nouvelle en me tendant mon diplôme dûment visé par Monsieur le directeur Zhang Xinsheng.

Oh surprise !
La photo d'identité bien naze que j'avais fourni lors de mon inscription s'est retrouvée collée en haut à gauche de mon diplôme.


(*) L'examen du HSK est une transposition du TOEFL en chinois.
Cela permet d'évaluer son niveau en chinois à l'écrit comme à l'oral.
Concrètement, être détenteur d'un tel diplôme c'est au moins aussi utile que d'avoir sa troisième étoile.